Vie communale
Intercommunalité
Météo

Historique


Les origines de la commune sont liées à celle de la ville voisine de Saintes qui fut l'antique Mediolanum Santonum. De rares vestiges de l'époque gallo-romaine encore visibles aujourd'hui attestent de cette lointaine occupation dont des chapiteaux corinthiens réemployés dans le village de La Vallée ou encore au lieu-dit de Romefort un fût de colonne cannelée sert de margelle à un puits.

Comme tous les villages de la Saintonge, Saint-Georges-des-Coteaux n'a pas échappé aux affres des grandes invasions barbares et sa renaissance est apparue vers le milieu du Moyen Âge, époque à laquelle est édifiée au XIIe siècle l'église Saint-Georges, de construction romane saintongeaise, sous l'impulsion de la puissante abbaye bénédictine de Saint-Jean-d'Angély. Pendant la guerre de Cent Ans, le village a été de nouveau le théâtre de destructions et a connu la servitude de l'occupant anglais. Ce dernier se servit notamment du clocher de l'église pour en faire une tour de guet. Un épisode important de cette période douloureuse a marqué la paroisse de Saint-Georges-des-Coteaux. En 1351, les Anglais se rendirent vainqueurs des troupes françaises en leur infligeant une lourde défaite où 600 morts y furent déplorés et de nombreux soldats y furent faits prisonniers dont le maréchal de Nesles. Pendant la seconde moitié du XVIe siècle, une partie des habitants de la paroisse s'ouvre aux idées de la Réforme, la communauté huguenote de Saint-Georges-des-Coteaux y a fait édifier un temple protestant en 1613 mais celui-ci est démoli peu après la révocation de l'édit de Nantes de 1685. Entretemps, la paroisse fut assiégée par les troupes de La Fronde qui y implantèrent un camp le 28 octobre 1651 obligeant la ville de Saintes à se soumettre sous menace de destruction totale. Lors de la Constituante de 1790, la paroisse de Saint-Georges-des-Coteaux fut érigée en commune et fut incluse dans le nouveau canton de Saintes-Sud. Cependant, elle ne fut jamais désignée pour exercer la fonction de chef-lieu de canton, ni lors du remaniement administratif opéré pendant le Consulat sous Napoléon-Bonaparte. Pendant le XIXe siècle, la commune devint un lieu de foires qui avaient lieu deux fois par an et elle s'affirmait comme étant à la fois une grosse commune céréalière où fonctionnaient de nombreux moulins à vent et une commune viticole dont les productions locales étaient transformées en eaux de vie de cognac. Suite à la crise du phylloxéra qui se déclara en Saintonge à partir de 1875, la commune abandonna en grande partie la vigne pour se tourner vers l'élevage laitier où, au début du XXe siècle, une laiterie fonctionna à la limite de la commune voisine de Nieul-les-Saintes. Elle passa aux mains d'un grand groupe laitier, et devint jusque dans les années soixante-dix le principal employeur privé de la commune. Une voie ferrée qui reliait Saintes à Marennes desservait Saint-Georges-des-Coteaux tandis que la route de Bordeaux à Saint-Malo, ancienne route royale sous la Monarchie de Juillet, traversait d'est en ouest la commune et avait permis de rompre son isolement depuis le début des Temps modernes. Ce n'est que depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale que la commune de Saint-Georges-des-Coteaux s'est transformée rapidement en devenant une commune résidentielle attractive, avec une vie associative, culturelle et sportive variée ainsi qu'un centre économique dynamique avec ses trois zones d'activités jouxtant celles de Saintes.

 source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Georges-des-Coteaux

 

 


 


Sur une légère éminence, au milieu d’une campagne douce au regard, le village de Saint Georges des Coteaux s’élève, avec son clocher massif et ses maisons étagées, à la configuration harmonieuse, à l’aspect riant et fleuri.
Son histoire fait preuve d’une forte personnalité, et même d’un certain esprit de résistance aux autorités. Comme toute la région, Saint Georges des Coteaux fut longtemps occupé par les anglais qui se servirent du clocher comme tour de guet.
Le village souffrit beaucoup durant cette période, l’église romane fut en partie détruite. Les guerres de Religion - au XVIème siècle - y furent également très violentes, la Réforme ayant fait ici de nombreux adeptes. Un temple fut élevé sur l’emplacement actuel de l’école et inauguré le 1er novembre 1613. Une chapelle seigneuriale se trouva édifiée à la même époque par Françoise Vigier, dame de Saint Georges, épouse de Guy Chesnel, au lieu-dit La Mothe.
Au XIXème siècle, on pouvait encore voir les ruines d’un château ayant appartenu au Marquis de Senneterre, Maréchal de France.

Extrait du livre de Monique PERROGON “Promenade au pays du temps jadis entre Charente et Arnoult” 1974.

 


 

 

Economie locale (début 20ème siècle)

Une laiterie installée à la limite des communes de Saint Georges des Coteaux et Nieul les Saintes générait une activité économique locale très dynamique. Cette laiterie dont les bâtiments sont encore visibles, a fait partie de la société Chambourcy. Elle est désafectée depuis les années 80.

Comme cela se pratiquait à l’époque, une porcherie était installée juste à côté de la laiterie. Les porcs étaient nourris avec le petit lait et les restes laitiers générés par la laiterie elle-même. Ainsi tout était recyclé bien avant l’heure écologique.

laiterie.jpg laiterie_int.jpg

 

Les moyens de transports (début du 20ème siècle)  

A la suite du décret du 22 décembre 1900 qui déclare d’intérêt public le Tramways, la Compagnie des Chemins de Fer économiques des Charentes ouvrit une voie ferrée reliant Saintes à Marennes, en 1902.
Elle jalonnait de gares, appelées “gares économiques”, toute la campagne de la Charente Inférieure (passant par Les Essards, Port d'Envaux, Nieul les saintes -St Georges, Plassay...).

 

train.jpg charette.jpg

 

 

 


 

 

Pierre TAITTINGER (1887-1965)

un lorrain adopté par les St Georgeais  



Saint Georges des Coteaux, fut administrée pendant 30 ans (1919-1937 puis 1953-1965) par Pierre TAITTINGER :
portrait_Taittinger.jpg-Député de Charente Inférieure (1919),
-Président du Conseil et Député de la ville de Paris (1943),
-Commandeur de la Légion d’Honneur (1940),
-Député Honoraire à l’Assemblée Nationale,
-Membre du Parlement de 1919 à 1940,
-Président de la Société du Louvre.






Pour la commune de Saint Georges des Coteaux, Pierre TAITTINGER réalisa entre autre :

- 1927 installation du réseau électrique et renforcement en 1959,
- remise à neuf de toute la voie vicinale et construction de bordures avec canivaux, dans la traversée du bourg,
- 1956 construction du groupe scolaire avec son plateau d’éducation physique,
- construction et aménagement du bureau de Poste,
- construction du réseau d’adduction d’eau potable,
- réorganisation de la cantine scolaire,
- restauration de l’Eglise, classée “Monument historique”,
- dotations annuelles de deux prix d’encouragement à la jeunesse,
- aménagement et décoration florale des places.

Pierre TAITTINGER est l’auteur des ouvrages suivants :
- “Notre dernière chance”
- ”Ce que le pays doit savoir”
- ”Et Paris ne fut pas détruit”

Une place à son nom a été inaugurée le 05 juin 1966, dans le bourg de Saint Georges des Coteaux.

 exemple de correspondance de Pierre TAITTINGER :

Paris le 01 mai 1935

Cher Monsieur

Depuis vingt et un ans les électeurs de St Georges des Coteaux me témoignent une sympathie qui m’a toujours profondément touché.

Une fois de plus à la veille des élections municipales, je viens faire appel à vous…

Nous nous sommes efforcés mes amis et moi-même de défendre vos intérêts, en particulier pour l’électrification de St Georges, nous avons traité au meilleur moment dans les conditions les plus favorables.

Si la situation générale se maintient au point de vue financier nous pensons pouvoir réaliser enfin notre projet de doter notre commune d’un groupe scolaire, d’une salle des Fêtes et d’une bibliothèque municipale.

Je ferai personnellement en sorte que les charges de St Georges ne soient pas aggravées.

D’autre part l’Etat devant venir en aide aux communes pour l’entretien de leurs chemins, nous pensons pouvoir entreprendre un certain nombre de travaux dont la nécessité se fait sentir.

En vous demandant de voter pour toute la liste que je vous adresse ci-joint, je vous demande en même temps de nous donner l’autorité indispensable pour vous représenter.

De tout cœur je vous remercie à l’avance de l’appui que vous pourrez nous donner,
Heureux de vous redire mes plus dévoués sentiments.

Pierre TAITTINGER

Maire sortant de St Georges des Coteaux
Député de Paris
Président de la commission des Colonies
Contrôleur de la Commission de l’Armée

 


 

Cartes postales d'antan

Remerciements à C. PERTHUS pour tous les documents anciens.    
 

fete_1.jpg fete_2.jpg
fete_3.jpg

 

 

 


 

Origine de l'industrie laitière


Extrait de :

Collections « Pour l’enseignement vivant »
Série L’INDUSTRIE LAITIERE par J. & R. FRAGNAUD et M.&S. LALLEMAND (instituteurs en Charente-Inférieure)
Clichés de G. GUERINEAU (instituteur en Charente-Inférieure) et à Saint-Georges-des-Coteaux

Edition « Pour l’enseignement vivant » M.&L. BEAU, Domène (Isère)

L’Industrie laitière coopérative occupe une place importante dans la vie de nos départements de l’Ouest compris entre Loire et Gironde. La terre d’élection par excellence des laiteries coopératives se trouve en Charente –Inférieure d’où est parti le mouvement, dans les Deux-Sèvres, le berceau de la race des vaches parthenaises beurrières sans rivales, et en Vendée, riche pays d’élevage. De là, cette industrie a débordée un peu sur les départements voisins : Charente, Vienne etc..

Origine

Il y a 150 ans, la Saintonge devait sa prospérité à son magnifique vignoble. Mais avec l’arrivée du phylloxéra, ce fut brusquement la ruine.
Il fallut alors chercher un nouveau moyen d’existence et l’idée vint à un modeste cultivateur des environs de Surgères, Eugène Biraud, d’arracher les vignes malades et désormais inutiles pour les remplacer par des prairies artificielles, et se mettre à la production du lait.

La grandeur du projet d’Eugène Biraud résida surtout dans l’idée d’unir, pour la résurrection du sol, tous ses travailleurs que le malheur avait déjà unis et de former des coopératives laitières : produire, fabriquer, vendre en commun et pour l’intérêt de tous.

Les débuts furent assez pénibles et hérissés de difficultés : le sentiment d’individualisme si ancré chez les paysans, la répugnance à se plier à une règle, à respecter des statuts, la résistance des marchands locaux et de tous ceux que gênaient ou dérangeaient une aussi complète transformation, ne furent pas parmi les moindres.

Cependant, peu à peu, l’idée prit jour, se développa et la première laiterie coopérative fut fondée au mois de novembre 1887, à Chaillé, en Charente-Inférieure. Elle commença à fonctionner au mois de janvier suivant avec 60 sociétaires qui achetèrent les premiers instruments indispensables : écrémeuse, baratte, malaxeur primitif. Chaque sociétaire écrémait lui-même le lait qu’il apportait.

Le mouvement s’étendit bientôt et à l’heure actuelle, les Charentes et le Poitou comptent 140 laiteries modernes produisant 21 000 000 de kilos de beurre.

Fonctionnement d’une laiterie coopérative

Dans l’étendue d’une commune ou d’un canton, les agriculteurs d’une même région décident de se réunir en coopérative pour la fabrication et la vente du beurre, tous les bénéfices devant être répartis intégralement chaque mois aux participants, de même que tous les risques ou pertes sont supportés en commun.

L’exécution est assurée au moyen d’une usine comprenant machine à vapeur, écrémeuses, barattes, malaxeur, etc…
Le ramassage du lait est effectué par des entrepreneurs de transport : les laitiers. Ils recueillent le lait à la porte de chaque demeure le matin, parfois en camion automobile, le plus souvent en charrette, parfois en bateau dans la région si curieuse du marais de la Sèvre Niortaise.

Les laitiers retournent le jour même aux sociétaires, pour l’élevage, soit le petit lait, soit le sérum si la laiterie fabrique de la caséine.
Le beurre est débité soit en mottes de 10 kilos soit en morceaux de 500, 250 ou 125 grammes.

La laiterie est administrée par un Président, un Bureau (2 vice-présidents, 1 secrétaire, 1 trésorier) et un Conseil d’administration, toutes fonctions entièrement gratuites.

Le lait dont le prix est fixé chaque mois est payé mensuellement aux propriétaires, soit à la quantité soit au taux de matière grasse. Le premier mode tend à disparaître parce-que moins juste : certaines vaches fournissent un lait plus riche que d’autre en matière grasse.

Le paiement au « degré crème » est plus rationnel. Trois fois par mois, toute la production de lait d’une ferme est mise en bidon plombé. On prélève 11 cm3 de ce lait dans un tube : le butyromètre. On y ajoute 10 cm3 d’acide sulfurique à 70° Baumé et 1 cm3 d’alcool amylique. On bouche avec un bouchon de caoutchouc. Le butyromètre est plongé dans de l’eau à 65 ou 70 °, puis placé dans un appareil : le Gerber, qui, par la force centrifuge, subdivise en 8 minutes le lait en petit lait et crème. Une lecture donne le pourcentage en matière grasse (moyenne normale 3.5%). Le Gerber est conçu pour doser simultanément 8 à 10 échantillons. On paye ensuite le lait au propriétaire selon la quantité de beurre fournie par ses vaches.

Toutes les laiteries de la région sont groupées en une association centrale qui veille à leurs intérêts économiques et commerciaux, passe des marchés d’ensemble (charbon, matières premières…), traite des questions du jour avec les pouvoirs publics.


Date de création : 12/10/2010 . 21:46
Dernière modification : 09/10/2012 . 15:54
Catégorie : - Patrimoine / Tourisme
Page lue 3393 fois

Vous êtes ici :   Accueil » Historique
ENQUETE PUBLIQUE
REFORME CARTE D'IDENTITE

carte-identitee-specimem-300x203.png

Dates à retenir
1 conseil par jour...